Le jeudi 2 février 2017

Lorsque science et histoire se rencontrent

Des éponymes en l’honneur de nos Altesses Royales, Astrid et Léopold III de Belgique ? Mais de quoi parle-t-on ?

Nous l’avons découvert avec le Club de l’Histoire !

Connaissez-vous l’engagement porté par la Princesse/Reine Astrid et le Prince/Roi Léopold III dans la découverte et la description d’espèces et, in extenso, dans la protection de ces espèces ? C’est cette fabuleuse odyssée qui nous a été contée lors d’une visite à l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB).
De nombreux lieux sont nommés d’après une personne : le détroit de Magellan, par exemple. Une espèce peut l’être également : c’est ce que l’on appelle un éponyme. Il existe un grand nombre d’espèces, sous-espèces et variétés nommés d’après le Prince Léopold de Belgique.
La majorité des éponymes leopoldi et astridae proviennent des espèces récoltées lors de l’expédition historique vers les Indes néerlandaises (actuelle Indonésie), entre décembre 1928 et mai 1929. Les résultats scientifiques de cette expédition représentent des milliers de pages. De nombreuses nouvelles espèces leopoldi ont également été décrites sur base de matériel récolté au cours des expéditions du Prince/Roi Léopold III à l’époque du Congo belge. Enfin, durant les années 1980 et 1990, un certain nombre d’espèces animales provenant de Papouasie Nouvelle-Guinée ont été dédiées au Roi Léopold III, par l’intermédiaire de chercheurs ayant obtenu un financement du Fonds Léopold III pour l’Exploration et la Conservation de la Nature.
Si Charles Darwin peut se vanter de quelque 300 éponymes, ce qui est probablement un record, les 168 éponymes leopoldi et astridae incontestablement dédiés à nos anciens dirigeants par les chercheurs, révèlent, en comparaison, une expression du très grand respect et de la gratitude des scientifiques par rapport à la contribution de nos gouvernants à la conservation de la nature en particulier, et aux sciences naturelles en général. Ces vastes collections scientifiques sont principalement gérées par l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) à Bruxelles et par le Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren.