Du dimanche 24 au jeudi 28 mars 2019

Séville, la lumineuse

Séville, capitale de l’Andalousie, vit au rythme du flamenco et de ses fêtes traditionnelles. Entre le minaret de la Giralda, l’Alcazar et ses magnifiques palais se bousculent les souvenirs des sultans arabes, des premiers rois chrétiens, des découvertes et des grands peintres.
Le Club de l’Histoire se réjouit de vous révéler ce passé millénaire et prestigieux qui séduit d’emblée le voyageur curieux et intrigué.

Bourguignonne, espagnole, autrichienne, française, hollandaise… la Belgique possède la plus singulière des histoires. Aussi passionnante et étonnante qu’un bon roman d’aventure. Des siècles de guerre, de mariages diplomatiques et de luttes religieuses qui ont semé les graines d’un royaume né d’une révolution romantique en 1830.
Pourtant, près de deux siècles après sa création, l’existence même du pays est aujourd’hui remise en question. Contrairement aux idées reçues, nombreux sont les points communs qui ont façonné l’identité belge au fil des siècles. Une relecture de l’histoire, sur base d’éléments objectifs, révèle une Belgique inattendue et aux racines très anciennes. Un pays à la fois frondeur et modeste. Un territoire qui a toujours défendu ses particularismes et lutté contre les pouvoirs centralisateurs successifs qui ont essayé de le transformer en ce qu’il ne voulait pas être.
De la Belgique de Jules César au royaume contemporain, on comprend qu’il y ait de quoi perdre son latin. La Belgique souffre de troubles d’identité mais peut-être connaît-elle tout simplement mal son histoire. Sans préjuger de son futur, nul ne pourra lui enlever son passé.

La confluence de la mer, du Guadalquivir et des chemins n’est pas étrangère à l’intérêt de la région. Bien avant notre ère, les commerçants phéniciens et les Grecs s’y installent. L’activité agricole et commerciale se développe rapidement. A leur tour, les Romains colonisent la cité qui prend un essor spectaculaire. Vient alors le temps des invasions successives des Vandales, Suèves, Wisigoths et Francs qui s’en emparent. Les chefs s’entretuent mais Séville devient un des plus brillants foyers d’Occident grâce à saint Léandre qui fonde l’école épiscopale, destinée à propager, en même temps que la foi catholique, l'étude des sciences et des arts.

Al-Andalus
711 marque le début de la présence arabe dans la péninsule ibérique. La ville se pare d’édifices maures à l’instar du palais de l’Alcazar, construit par les Omeyyades et considéré comme l’exemple le plus brillant de l’architecture mudéjar en Espagne. Séville retrouve alors sa prospérité grâce à l’irrigation des campagnes et le retour en grâce des Juifs. Deux siècles plus tard, la ville connaît son apogée culturelle. La cour des souverains abassides est le lieu d’une intense activité artistique et littéraire marquée d’un raffinement dont la renommée s’étend au-delà du Guadalquivir.

Les rois catholiques
Ferdinand III de Castille boute les Musulmans hors de Séville en 1217. Les rois et le clergé catholique s’activent alors à remodeler la ville. La grande mosquée almohade est détruite et remplacée par la cathédrale de Santa Maria de la Sede qui traversera les siècles, comme en témoignent ses styles mudéjar, gothique, Renaissance et baroque. Et, vestige hispano-mauresque précieux, le minaret appelé la Giralda en est le clocher. Débordante d’activité et de vie, la cité devient une des plus grandes villes du monde.
Au XVIème siècle, sous le règne de Charles Quint, le port de Séville voit débarquer les métaux précieux du Nouveau Monde et les marchandises en provenance de toute l’Europe. Peu à peu, le commerce cède la place au rayonnement culturel. Son université, ses édifices, sa grande école de peinture lui permet de briller de tout son éclat et de devenir, au XVIIIème siècle, une cité de sociétés savantes, de bibliothèques et de savoir encyclopédiques.
Site stratégique sur le Guadalquivir, centre culturel fascinant d’al-Andalus, point d’orgue de la Reconquista, plaque tournante du commerce avec les Amériques, Séville nous raconte son histoire en nous dévoilant son riche patrimoine. Et s’il n’en fallait qu’un seul, le magnifique Palacio de las duenas, lieu envoûtant et somptueux, respire encore le charme de cette culture andalouse et justifie à lui seul ce voyage vers la lumière.