Les vendredis 25 septembre, 16 octobre 2020, 22 janvier et 12 février 2021

Une oeuvre, une histoire...

Marcelline Bosquillon nous a emmènes à la découverte des grandes oeuvres du répertoire de la musique classique

Quel quatuor à cordes de Beethoven pourrait être comparé à une cathédrale ? Quels peintres ont inspiré La Mer de Debussy ? Quels sentiments Prokofiev a-t-il voulu exprimer dans sa cinquième symphonie ? Et enfin, quel fait historique est à l’origine de l’opéra de Monteverdi, Le Couronnement de Poppée ?

Pour cette saison, je vous ai proposé un cycle de quatre rencontres, au rythme d’une par mois, au cours desquelles nous avons abordé quatre oeuvres qui ont marqué l’histoire de la musique à travers les siècles. Au départ d’une oeuvre déterminée, que vous nous avons également découvert par l’écoute, nous sommes partis à la rencontre de son compositeur, l'avons situeé dans son contexte et en avons dégagé l’essence.

25/09 » Claude Debussy, La Mer – trois esquisses symphoniques

Inspiré par un séjour à Jersey, puis à Pourville, en compagnie de sa nouvelle compagne Emma, Debussy compose en 1903 La Mer. Il se serait également imprégné des oeuvres de Monet, de Turner et d’Hokusai, dont La Vague illustre la couverture de la partition. Si, à sa création, l’oeuvre déstabilise public et critiques, elle deviendra cependant l’une de ses oeuvres lesplus célèbres et les plus jouées.

16/10 » Ludwig van Beethoven, Quatuor à cordes n°14, op. 131 en ut# mineur

« Le plus puissant de tous, le plus dense, le plus exigeant aussi. Le plus beau de tous...» Pour Wagner, la « méditation d’un saint, muré dans sa surdité, à l’écoute exclusive de ses voix intérieures ». Schubert en aurait dit « Après cela, que reste-t-il à écrire ?» Le quatorzième quatuor à cordes, terminé par Beethoven quelques mois avant sa mort, est en effet une oeuvre monumentale, qui par sa structure et son écriture, annonce l’Ecole de Vienne et un autre immense compositeur de quatuor à cordes, Bela Bartok.

20/11 » Serge Prokofiev, Symphonie n° 5, op. 100

« Elle couronne en quelque sorte toute une période de mon travail ; je l'ai pensée comme une oeuvre glorifiant l'âme humaine. Dans la 5e Symphonie, j'ai voulu chanter l'homme libre et heureux, sa force, sa générosité et la pureté de son âme. Je ne peux pas dire que j'ai choisi ce thème : il est né en moi et devait s’exprimer. » Avec sa 5e symphonie, tout à la fois héroïque, ironique ou sarcastique, Prokofiev propose une lecture tout à fait moderne et personnelle de la symphonie. Créée en 1945 à Moscou sous la direction du compositeur, elle rencontre un succès immédiat car elle renvoie le peuple soviétique aux victoires militaires et politiques qui se profilent alors...

18/12 » Claudio Monteverdi, Le couronnement de Poppée

« La Fortune ni la Vertu ne peuvent rivaliser avec l’Amour qui, d’un signe, fait changer le monde. » C’est ce message que délivre l’ultime opéra de Monteverdi, Le Couronnement de Poppée, composé à Venise en 1642. Pour ce premier opéra fondé sur un argument historique, Monteverdi s’inspire des auteurs latins pour raconter un épisode de la vie de Néron - son amour adultère avec Poppée - et évoquer les passions humaines. Les personnages, principaux ou secondaires, nobles et gens du peuple se rencontrent au gré de scènes tragiques ou comiques dont les qualités séduiront le public de l’époque et d’aujourd’hui encore.