Le mardi 1er décembre 2020

On visitait l'expo Raphaël de Rome... à Bruxelles !

A l’occasion du 500ème anniversaire de la mort de Raphaël, les Scuderie del Quirinale avaient organisé une magnifique exposition sur l’un des artistes majeurs de la Renaissance. Patrick Weber voulait partager avec nous ce grand coup de coeur. Il nous a raconté tout sur Raphaël, sa vie, son oeuvre, ses succès et son amour pour la belle Fornarina.

L’exposition à Rome comprenait près de 200 oeuvres : peintures, dessins et oeuvres comparatives. Chez Raphael on retrouve l’influence de son maître Perugin, celle de Léonard de Vinci, puis celle de Michel-Ange. Mais Raphaël se créa un style bien à lui, fait d’harmonie. Harmonie dans la composition, harmonie dans les couleurs, tout est harmonie chez Raphaël.
On y admirait sans retenue La Madone du Grand-Duc de la Galerie des Offices, la Santa Cecilia de la Pinacothèque de Bologne, la Madonna Alba de la National Gallery de Washington, la Madonna della Rosa du Prado et la fameuse Femme voilée du Palais Pitti de Florence. Le musée du Louvre, quant à lui, a prêté le Portrait de Baldassare Castiglione et l’Autoportrait avec un ami.

Raffaello Sanzio, dit Raphaël

Raffaello Sanzio est né en 1483 à Urbino en Ombrie. Orphelin à 11 ans, il suivit une formation de peintre jusqu’à entrer dans l’atelier de Pérugin (Pérouse), l’un des célèbres peintres de son temps. A 17 ans il devint officiellement maître peintre et, visiblement très doué, à 21 ans, il s’installa à Florence malgré la concurrence des illustres maîtres Léonard de Vinci et Michel-Ange.

Son talent le fit remarquer et, en 1508, le pape Jules II lui demanda de décorer les « stanze », quelques pièces de son palais. On les nommera plus tard les « chambres de Raphaël ». A 25 ans, Raffaello partit donc pour Rome où son succès ne se démentit plus. Il devint un grand maître de la peinture, un entrepreneur, un homme d’affaires avisé.
Et... un homme amoureux de la belle boulangère, la Fornarina. Il était épris de passion pour cette jeune femme et aurait déclaré son amour à travers la toile. En regardant le tableau, on remarque un bracelet au bras gauche de la femme. On peut y lire : « Raphaël Urbinas ». Le bijou, d’artifice devient une marque de possession. Le bracelet est une sorte de sceau de l’amour.
Raphaël mourut en 1520, à l’âge de 37 ans seulement.