Les mardis 7, 21 et 28 septembre 2021

Les grands maîtres de la Renaissance

Avec la protection et le mécénat de la papauté et de grandes familles telles les Médicis, l'engouement pour la peinture se développe avec la Renaissance italienne. Elle nous laisse de grands maîtres tels Michel-Ange, Botticelli et Raphaël. Patrick Weber vous les raconte en un cycle de trois conférences.

Génie de la Renaissance italienne, Michel-Ange est d’abord un sculpteur virtuose du marbre, mais il s’est aussi illustré en tant que peintre du Vatican, notamment dans la chapelle Sixtine où il réalise entre autres l’immense fresque Le Jugement dernier.
Passionné d’anatomie et humaniste, Michel-Ange n’a pas hésité à représenter des nudités païennes dans ses grandes fresques religieuses, au point d’être parfois jugé scandaleux en son temps. Cet infatigable travailleur a donné naissance à quelques-unes des plus grandes oeuvres de la Renaissance.
Décrit comme impétueux, volontiers irrévérencieux, Michel-Ange connut le destin tourmenté d’un génie, très conscient de sa valeur dans un monde trop étroit à ses yeux.

Sandro Botticelli, auteur de l’une des oeuvres les plus célèbres de l’histoire, la Naissance de Vénus, est un peintre majeur de la Renaissance florentine et le protégé de la famille Médicis. Sa quête esthétique, traduite par la création d’un type féminin idéal, est marquée par l’influence du néoplatonisme et de l’humanisme. Il est imprégné de culture classique, mais il est aussi sensible à la peinture flamande. Botticelli a participé à quelques-uns des plus grands projets décoratifs de son époque, en particulier celui de la chapelle Sixtine au Vatican.
C’est à la même époque que l’artiste produit deux oeuvres qui le rendront célèbre, Le Printemps et La Naissance de Vénus. Il illustre également La Divine comédie de Dante. Le destin hors du commun d’un artiste qui connut de nombreuses épreuves.

Raffaello Sanzio est né en 1483 à Urbino en Ombrie. Orphelin à 11 ans, il suivit une formation de peintre jusqu’à entrer dans l’atelier de Pérugin (Pérouse), l’un des célèbres peintres de son temps. A 17 ans il devint officiellement maître peintre. Visiblement très doué, à 21 ans, il s’installa à Florence où son talent le fit remarquer. Le pape Jules II lui demanda de décorer les « stanze », quelques pièces de son palais. On les nommera plus tard les « chambres de Raphaël ».
Il devint ainsi un grand maître de la peinture, un entrepreneur, un homme d’affaires avisé. Et… un homme amoureux de la belle boulangère, la Fornarina.- à qui il aurait déclaré son amour à travers la toile et qu’il peignit avec passion. Raphaël mourut en 1520, à l’âge de 37 ans seulement.