Le lundi 4 octobre 2021

La graphologie nous parle des hommes et des femmes qui ont fait l’histoire

Pour nous initier, Martine Goen, membre et ex-présidente de l’Association Belge de Graphologie.

La compréhension des graphologues s’est enrichie des apports de la psychologie. Celle que Martine Goen a des êtres humains, de leur dynamique et de leur complexité s’est faite tout au long de son ancienne pratique de psychothérapeute et de sa formation en psychologie cognitive, comportementale et psychanalytique. Elle a pratiqué la graphologie en entreprise, dans le cadre des Ressources humaines.

Goethe était un grand collectionneur d’autographes et s’intéressait déjà à ce qu’une écriture pouvait révéler du caractère du scripteur. Mais les bases de la graphologie datent en fait du milieu du 19e siècle.

L’écriture manuscrite est une expression corporelle, non verbale. Tout comme nous décodons la personnalité d’une personne à partir de la façon dont elle franchit le seuil d’une pièce avec retenue ou élan, comment elle s’assied, regarde son interlocuteur, la graphologie décode les comportements et motivations en étudiant la trajectoire de l’écriture sur la feuille.

Le mouvement et les formes que nous traçons dans l’espace délimité par la page, sont l’expression de contenus conscients et inconscients. Ceux-ci sont véhiculés par les mouvements des doigts, de la main, du corps entier. La fine motricité de la main est directement influencée par des éléments moteurs, physiologiques et psychiques. Martine Goen nous a donné quelques bases d’observation et d’interprétation graphologiques.

Ces interprétations se sont faites à partir d’écritures d’hommes et de femmes qui ont fait l’histoire, et en partie l’histoire de la Belgique.