©Philippe Carly
le mardi 9 juin 2026
Bernin fut le maître du baroque. Son nom est lié à jamais à la ville qu’il a transfigurée : Rome. Patrick Weber, qui a ancré une partie de sa vie dans la Cité Éternelle, ne pouvait pas rater l’exposition événement consacrée à ce maître du baroque. C’était l'occasion de réfléchir sur la naissance et le développement du baroque à travers le dialogue artistique, politique et personnel qui s'est développé entre le Bernin et le Pape. Une véritable enquête sur la relation extraordinaire entre Gian Lorenzo Bernini et Maffeo Barberini, son premier et le plus décisif client, élu pontife en 1623 sous le nom d'Urbain VIII.
L’exposition a également souligné les 400 ans de la consécration de la nouvelle basilique Saint-Pierre (1626), l'un des moments les plus élevés du baroque romain et de l'activité du Bernin.
Ou comment l'ambition d'un pape et le génie d'un artiste ont réécrit l'esthétique de toute une époque.
Nous avons retracé la carrière du Bernin depuis ses débuts jusqu'à sa pleine maturité, en soulignant le passage du maniérisme tardif appris dans l'atelier de son père jusqu'à un langage personnel d'une grande puissance expressive.
Parmi les chefs-d’œuvre que nous avons détaillés, on compte Saint-Sébastien du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid et le Putto avec dragon du Musée Getty ainsi que Les Quatre Saisons de la collection Aldobrandini.
Encore plus surprenant, nous avons découvert les portraits des ancêtres Barberini. Des chefs-d'œuvre en marbre signés par Bernini, Giuliano Finelli et Francesco Mochi, aujourd'hui dispersés dans de nombreuses collections.
Last but not least, nous sommes aussi revenus sur l’activité de peintre du Bernin et avons retracé ce chantier gigantesque que furent le baldaquin ou le monument funéraire d’Urbain VIII à Saint-Pierre.