Alexandre Cabanel
le mardi 6 janvier 2026
Patrick Weber voue depuis ses études une passion jamais démentie pour Cléopâtre VII, dernière reine d’Égypte. Il ne pouvait donc pas nous priver de ce voyage dans l’histoire et la légende, sur les traces de la mythique reine lagide. Cela se justifiait d’autant plus que l’Institut du Monde Arabe à Paris lui a consacré une épatante exposition.
Des grandes figures féminines que compte l’histoire, Cléopâtre, la dernière souveraine d'Égypte, est la plus populaire. Autour de son personnage se sont forgées une légende noire puis une figure universelle, associant passion et mort, volupté et cruauté, richesse et guerre, politique et féminisme.
Sur quelles fondations cette légende repose-t-elle ? Comment les artiste s'en sont-ils emparés à travers les siècles ? Pourquoi fascine-t-elle encore ? Nous avons exploré le « mystère Cléopâtre »...
Depuis son suicide il y a deux mille ans, la notoriété de Cléopâtre n’a cessé de croître. Une renommée aux multiples facettes – d’autant plus surprenante que nulle biographie antique ne la fonde – qui habitent nos imaginaires dans tous les domaines de la création et même de la consommation.
Aucun aspect de son personnage ne sera oublié : son rôle politique, sa vie de femme amoureuse, son destin de mère... mais aussi le personnage de fiction qu’elle est devenue au fil du temps. La reine a pris sa revanche sur les écrans, éclipsant César et Antoine. Des actrices charismatiques imposent la Cléomania au cinéma dans des productions à grand spectacle, avec leurs garde-robes somptueuses et leurs maquillages anachroniques, Theda Bara, Sophia Loren et surtout Liz Taylor dans la superproduction mythique de Joseph L. Mankiewicz de 1963.